Proposition insuffisante de l’assureur carences et recours

Zones d’intervention pour les expertises : Clermont-Ferrand, Puy-de-Dôme (63).

Les articles de ce site sont la résultante de 25 ans d’expérience en construction et, depuis 2015, de 8 ans d’expertise en assistance des particuliers lors de procédures d’indemnisation de catastrophe naturelle sècheresse ; en tant qu’expert d’assuré et en tant qu’expert de l’Association CAT NAT 63.

Vous pouvez estimer que la proposition indemnitaire de l’assureur est insuffisante pour plusieurs raisons.

 

Elles sont de deux ordres :

Les carences techniques

Je vous invite à lire (si ce n’est pas déjà fait) :

Fissures – Sècheresse : Comment savoir si les réparations proposées sont suffisantes ?

En résumé, si l’expert ou l’assureur ne vous ont pas proposé :

Ou, que les réparations proposées ne sont pas :

      • Des LONGRINES DE CONFORTEMENT
      • Une PLANCHER SUR VIDE SANITAIRE

En lieu et place, comme dans l’immense majorité des cas, l’expert et/ou l’assureur vous ont proposé :

Dans ce cas, il est « plus que probable » que le mode réparatoire ne soit pas adapté à votre maison, à la réparation des fissures et autres désordres d’affaissement du dallage qui affectent votre maison. 

Une seule chose est certaine : vous n’aurez AUCUNE GARANTIE DE PÉRENNITÉ.

Dans ce cas, il est urgent de faire appel à un expert d’assuré expérimenté et indépendant, AVANT de signer quoi que ce soit. Voire, in extremis, avant que les travaux n’aient démarré.

Si c’est trop tard, il faudra surveiller le retour des fissures ou autres désordres, surtout pendant le délai de Décennale qui commence avec le PROCÈS VERBAL DE RÉCEPTION DES TRAVAUX qui ne faudra pas oublier de réclamer et de signer.


En cas de retour des fissures, là, vous n’aurez plus le choix, il faudra faire appel aux services d’un expert d’assuré face à l’expert, aux experts de / des assurances décennales des intervenants, tant en conception, qu’en réalisation. Croyez-moi, un expert d’assuré va être utile !

Les carences financières

Elles peuvent être nombreuses…


D’abord elles peuvent être liées à des prestations qui n’ont pas été prévues comme celles citées ci-avant.

En général, c’est bien tout ça qu’il manque dans les dossiers gérés par l’expert d’assurance… quand le chat n’est pas là… quand l’expert d’assuré n’est pas là… les souris dansent. C’est connu.

 

Malheureusement, même après lecture de ce site, même si vous réclamez ces prestations, vous aurez toutes les peines du monde à les obtenir.

 

En effet, il va falloir argumenter et seul un expert d’assuré aura l’écoute de l’expert d’assurance. Ce n’est pas normal mais c’est comme ça. Pour contredire un expert, il en faut un autre

 

Ensuite, vous pouvez avoir des « minorations indemnitaires » dues à plusieurs sujets :

La non-conformité du contrat et la règle proportionnelle

Lorsque vous déclarez le nombre de pièces, la surface et les équipements de votre maison, vous le faites de bonne foi. 

Bien sûr, ne vous demandez plus pourquoi dès la première visite, l’expert d’assurance ne va pas oublier de vérifier les surfaces, le nombre de pièces et les équipements de la maison…


Et, comme cela arrive souvent, il va vous informer que vous vous êtes trompé !


Par exemple, sur le nombre de pièces : le salon / séjour dont la surface est supérieure à 40 m² compte pour 2 pièces.


Et oui… Il fallait bien lire les conditions générales… Ce que personne ne fait, je sais… !


Mais, cela donne le droit à l’assureur de vous appliquer une « règle proportionnelle » une déduction indemnitaire au prorata de ce que vous avez déclaré.


Enfin, ça se discute…et, là, les compétences d’un expert d’assuré peuvent être utiles.


Pour LA VÉTUSTÉ et LA MISE EN CONFORMITÉ, je vous invite à lire l’Article.


En effet, tant de gens s’interrogent, me questionnent sur ce sujet que j’ai dû faire un Article spécial.


Je vous invite à le lire afin d’éviter la redite.

Le déménagement et le relogement

Voilà LE sujet de LA discorde ! 

ATTENTION : J’écris le 05/01/2025, ce qui veut dire que la Loi après cette date peut avoir évolué et j’invite le lecteur à se rendre sur le site de LEGIFRANCE et à lire l’Article L 125-1 en vigueur à la date « du présent ».

Ce qui dit la LOI :


Version en vigueur du 29 décembre 2007 au 30 décembre 2021

Sont considérés comme les effets des catastrophes naturelles, au sens du présent chapitre, les dommages matériels directs non assurables ayant eu pour cause déterminante l’intensité anormale d’un agent naturel, lorsque les mesures habituelles à prendre pour prévenir ces dommages n’ont pu empêcher leur survenance ou n’ont pu être prises.

 

Version en vigueur du 30 décembre 2021 au 01 janvier 2023

Sont également considérés comme les effets des catastrophes naturelles, au sens du présent chapitre, et pris en charge par le régime de garantie associé les frais de relogement d’urgence des personnes sinistrées dont la résidence principale est rendue impropre à l’habitation pour des raisons de sécurité, de salubrité ou d’hygiène qui résultent de ces dommages matériels directs non assurables ayant eu pour cause déterminante l’intensité anormale d’un agent naturel. Les modalités de prise en charge de ces frais sont fixées par décret.


Version en vigueur du 01 janvier 2023 au 01 janvier 2024

Sont également considérés comme les effets des catastrophes naturelles, au sens du présent chapitre, et pris en charge par le régime de garantie associé les frais de relogement d’urgence des personnes sinistrées dont la résidence principale est rendue impropre à l’habitation pour des raisons de sécurité, de salubrité ou d’hygiène qui résultent de ces dommages matériels directs non assurables ayant eu pour cause déterminante l’intensité anormale d’un agent naturel. Les modalités de prise en charge de ces frais sont fixées par décret.

 

Version en vigueur depuis le 01 janvier 2024

Sont également considérés comme les effets des catastrophes naturelles, au sens du présent chapitre, et pris en charge par le régime de garantie associé les frais de relogement d’urgence des personnes sinistrées dont la résidence principale est rendue impropre à l’habitation pour des raisons de sécurité, de salubrité ou d’hygiène qui résultent de ces dommages matériels directs non assurables ayant eu pour cause déterminante l’intensité anormale d’un agent naturel ou également, pour les mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols, la succession anormale d’événements de sécheresse d’ampleur significative. Les modalités de prise en charge de ces frais sont fixées par décret.

 

La Loi est applicable AU JOUR DU SINISTRE.

 

En clair, si votre déclaration de sinistre date de 2019, pour une période d’apparition des fissures en 2018, c’est la « version en vigueur » de 2018 qu’il faudra appliquer : la « Version en vigueur du 29 décembre 2007 au 30 décembre 2021″.

 

Résumons car la Loi a beaucoup changé. 

 

Au début, jusqu’en 2021, le relogement qui est un dommage IMMATÉRIEL n’était pas pris en charge par les assureurs ; sauf, quelques cas très rares, liés à des contrats très « généreux » qui prenaient quand-même ces frais en charge. Je vous invite à lire vos conditions générales et particulières…Ce qu’il faut toujours faire AVANT de signer….

 

Après fût introduite la notion de RELOGEMENT D’URGENCE. … sauf qu’en « sécheresse », à part quelques cas très rares (2 sur 400 dossiers) il n’y a pas « d’urgence » comme en catastrophe naturelle d’inondation, de submersion, de cyclone, etc… Donc pas de prise en charge.

 

En effet, la maison fissurée dans laquelle vous vivez, puisque vous y vivez « normalement » n’est pas rendue « impropre à la destination pour des raisons de sécurité, de salubrité ou d’hygiène ».

 

ALERTE : Le problème est que cette distinction dans les catastrophes naturelles est discriminatoire.

En effet, celui dont la maison a été rendue impropre à la destination par une inondation sera relogé du fait de l’inhabitabilité immédiate de la maison due à la catastrophe naturelle ; MAIS AUSSI, pendant tout le temps des travaux de remise en état. Pas le sinistré de la sécheresse.

Peut-être que la Cour de Cassation le verra d’un autre œil et/ou que la Loi évoluera ?

 

Pour l’instant, en catastrophe naturelle « sécheresse », il n’y a aucun moyen de faire prendre en charge un déménagement / relogement en l’état, sauf si votre contrat le permet.

 

Pour cela, il faut bien lire votre contrat car, souvent, les experts et les assureurs vous affirment « un peu trop facilement » que ce n’est pas pris en charge…alors que ce n’est pas toujours vrai !

 

Dans les cas où le contrat le permet, l’estimation du déménagement / relogement peut aussi être une source de discorde avec l’expert et/ou l’assureur.

 

L’analyse du contrat par un expert d’assuré et son aide sur l’évaluation, vous seront utiles.

 

MON CONSEIL : même si c’est fastidieux, même si votre assureur local est sympa et que vous lui faites confiance, IL FAUT TOUJOURS LIRE SON CONTRAT AVANT DE LE SIGNER. Certes les conditions générales font 50 à 80 pages et les conditions particulières font 2 à 6 pages…Je sais, c’est pas très « ludique » comme lecture mais c’est très utile quand on en a besoin.

Les minorations « diverses et variées »

Certains contrats permettent aux assureurs de pratiquer souvent à tort des minorations sous des « prétextes » divers et variés qui ne sont pas toujours justifiés ou justifiables :

Bien sûr, je ne peux pas tout citer sur ce site mais c’est fréquent.

 

Dans ce cas, si les sommes déduites représentent un montant (trop) élevé, il faudra faire appel à mes services.