La première réunion d’expertise

Zones d’intervention pour les expertises : Clermont-Ferrand, Puy-de-Dôme (63).

comment se déroule une première réunion d'expertise et pourquoi il est important de se faire assister par un expert indépendant pour les particuliers

Les articles de ce site sont la résultante de 20 ans d’expérience en construction et, depuis 2015, de 10 ans d’expertise en assistance des particuliers lors de procédures d’indemnisation de catastrophe naturelle sècheresse ; en tant qu’expert d’assuré et en tant qu’expert de l’Association CAT NAT 63.

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La convocation à expertise

Après avoir déclaré et envoyé les renseignements demandés par l’assureur MRH (Multi Risques Habitation), ce dernier vous informe qu’il a mandaté un Cabinet d’Expertise qui va vous contacter pour vous donner un RDV sur les lieux du sinistre, en général à votre domicile, sauf si vous louez auquel cas ce sera sur le lieux de la location.

 

Pour information : vous n’êtes pas à la disposition de l’expert qui va vous « convoquer » à expertise. Cette « convocation », qui n’en n’a que le nom abusif, est un simple rendez-vous que l’on doit vous proposer.  Ne vous laissez pas impressionner par le mot de « convocation » !

 

Vous avez tout à fait le droit de demander au cabinet d’expertise (pas à l’assureur qui ne gère pas l’emploi du temps des experts d’assurance) de reporter ce rendez-vous à votre convenance, aux convenances conjointes de l’expert et des vôtres. Faites tout ça par mail pour garder des traces ou par téléphone en sollicitant une convocation écrite (pour le RDV reporté)… cela évitera bien des contestations.

La première réunion d'expertise

TOUT SE DÉCIDE LORS DE LA PREMIÈRE EXPERTISE !

En effet, c’est lors de la première réunion d’expertise, dite de « reconnaissance des désordres », que tout va se décider :

C'EST SURTOUT À CE MOMENT-LÀ QUE VOUS AUREZ BESOIN D'ÊTRE ASSISTÉ PAR UN EXPERT D’ASSURÉ.
CAR EFFECTIVEMENT, VOUS AVEZ LE DROIT D'ÊTRE ASSISTÉ PAR VOTRE PROPRE EXPERT QUI DÉFEND VOS INTÉRÊTS.

ATTENTION : selon les chiffres des associations, au niveau national 80%, des assurés se voient opposer un refus de garantie lorsqu’ils sont seuls face aux experts d’assurance.

Le rôle de l’expert d’assuré lors de la première expertise

C’est de DEFENDRE VOS INTERETS. C’est mon métier depuis 2015.


Les experts d’assurance sont mandatés par les compagnies d’assurance, sociétés à but lucratif, qui les rémunèrent… Est-ce que cela remet en cause leur « indépendance » ? Je vous laisse apprécier.


Mais, vu le nombre de dossiers portés devant les Tribunaux, une chose est sûre : nombre d’experts d’assurance ne font pas preuve de neutralité et ne défendent pas vos intérêts !


Ainsi, pour défendre VOS intérêts, pour rétablir l’équilibre de connaissance et de compétences, il est nécessaire que vous soyez assisté par VOTRE propre expert d’assuré.


Non seulement c’est votre DROIT mais c’est aussi votre intérêt.


Et, dans ce cas, l’échange entre professionnels, entre experts, ne sera pas le même que si vous êtes seul face à ce professionnel « au service » d’une compagnie d’assurance.

Exemple vécu

Moins de 1% de refus

Force est de constater que la présence, l’assistance d’un expert d’assuré modifie le comportement de l’expert d’assurance lors d’une réunion d’expertise. Car c’est humain. Même si (presque) tous vous diront le contraire !

 

Il est très clair, que lorsque les assurés sont assistés par un expert d’assuré expérimenté lors de la première réunion d’expertise, l’expert d’assurance ne peut pas classer le dossier « sans suite » sans une argumentation technique, assurantielle, juridique et jurisprudentielle sérieuse !

 

En effet, je suis souvent obligé de rappeler non seulement les règles constructives « de l’époque » pour contredire le « défaut constructif », surtout par rapport aux normes actuelles ; mais aussi de rappeler la Loi sur la Cat Nat, le Contrat (conditions générales et particulières que j’ai lu avant) et la Jurisprudence en la matière.

 

Sur plus de 400 dossiers où j’étais présent lors de la première réunion d’expertise, où les fissures et autres désordres étaient liées à la sècheresse ; je n’ai eu que 3 refus lors de la première réunion d’expertise. Moins de 1% de refus. Ce qui en dit long sur l’intérêt de la présence d’un expert d’assuré…

 

À contrario, selon les chiffres des associations, au niveau national 80%, des assurés livrés à eux-mêmes, seuls face aux experts d’assurance, se voient opposer un refus de garantie.

 

Il est bien évident qu’il est plus facile d’opposer un refus de garantie face à un assuré qui n’est pas un spécialiste de la démarche expertale « sècheresse » ni un spécialiste de la construction ; que face à un Expert d’Assuré connu et expert de l’Association CAT NAT 63, qui vient défendre VOS intérêts.

Les buts de la première réunion d'expertise

PREMIER BUT : C’est de faire admettre / reconnaître par l’expert d’assurance que la sécheresse est la cause « probable » des désordres.

 

DEUXIÈME BUT : Une fois qu’il a admis que la cause « probable » des désordres peut être la sécheresse, il va falloir lui faire accepter qu’une étude de sol est nécessaire avant d’envisager toute réparation.

 

Et pas n’importe quelle étude de sol ! Il va falloir lui faire admettre qu’il doit envisager une étude de sol diagnostic G5 et la proposer à l’assureur. Étude de sol qui sera d’ailleurs aux frais de l’assureur.

Ça a l’air simple…  mais c’est rarement le cas !

 

Il faut toute l’expérience d’un expert d’assuré spécialisé en « sècheresse » pour obtenir cela.

Vous n’avez qu’une seule première chance !

En clair, si vous essuyez un REFUS à la première expertise, il sera très difficile de faire changer d’avis l’expert d’assurance à l’amiable… Pour plusieurs raisons…

 

Humainement d’abord. Un expert, homme ou femme, aura beaucoup de difficultés à reconnaître qu’il s’est trompé, d’autant plus aux yeux de sa hiérarchie et à ceux de l’assureur. Vous vous en doutez… !

 

Ensuite, même si vous vous faites assister par mes services (ou ceux d’un autre) lors d’une deuxième expertise, ou lors d’une contre-expertise, il va falloir trouver des raisons techniques SÉRIEUSES (ou de GRAVES désordres oubliés) pour qu’il accepte de revenir sur sa décision, pour qu’il accepte de « rouvrir » le dossier… il faudra aussi que l’assureur le suive. Quel recours vous restera-t-il ? Le recours judiciaire !

Exemple vécu

J’ai souvent réussi à faire rouvrir des dossiers à l’amiable…

J’ai souvent réussi à faire rouvrir des dossiers à l’amiable, surtout lorsqu’il y avait eu une évolution sérieuse. Parfois aussi sur de graves erreurs du géotechnicien ou sur les erreurs d’un expert antérieur. 

 

Mais ce n’est pas simple et pas gagné d’avance. Cela se voit au cas par cas. Cela dépend aussi énormément de qui sont nos interlocuteurs… avec « certains », le recours judiciaire sera la seule possibilité de « discussion ».

Donc, un rendez-vous d’une telle importance ÇA SE PRÉPARE à l’avance avec un expert d’assuré.

 

Cela se prépare d’autant plus lorsque votre dossier peut avoir un « passif » en termes de déclaration, de travaux antérieurs consécutifs à une autre sécheresse, des travaux structurels sur la maison… pour une multitudes de raisons. Autant d’éléments qui « peuvent » servir  à vous opposer (à tort) un refus.

Le premier rapport d’expertise

En langage d’expert, le premier rapport suite à la première visite s’appelle un RAPPORT DE RECONNAISSANCE… sous-entendu des fissures, des désordres.

Il faut toujours réclamer le rapport consécutif à la première réunion d’expertise même si l’expert décide de donner une suite favorable à votre dossier.

En cas de refus de communication, il faut vous dire qu’il y « anguille sous roche » et qu’il est temps d’appeler mes services.