La réparation des dallages

Zones d’intervention pour les expertises : Clermont-Ferrand, Puy-de-Dôme (63).

Les articles de ce site sont la résultante de 25 ans d’expérience en construction et, depuis 2015, de 8 ans d’expertise en assistance des particuliers lors de procédures d’indemnisation de catastrophe naturelle sècheresse ; en tant qu’expert d’assuré et en tant qu’expert de l’Association CAT NAT 63.

Le plancher sur vide technique dit sur vide sanitaire

Dans notre région, et en particulier dans notre Puy-de-Dôme où le Retrait Gonflement Argileux (le RGA) n’est pas qu’un mot mais une réalité géologique ; la seule façon PÉRENNE de reprendre un dallage sur terre-plein qui s’est déformé ou affaissé c’est de le démolir entièrement et de refaire un plancher sur vide technique (aussi appelé à tort « vide sanitaire » la plupart du temps).

 

« Petite explication », illustrée avec trois croquis très simplifiés pour que tout le monde comprenne bien.

 

Ce qui a été réalisé pendant des décennies sur le Puy-de-Dôme en construction de maison individuelle est un DALLAGE SUR TERRE-PLEIN. 

C’est ce dallage « qui bouge » avec le retrait gonflement argileux et provoque fissures et fentes aussi bien en doublages, cloisons, plafonds qu’au sol ; sans oublier les vides sous plinthes et les défauts de niveau (pentes et bosses).

L’existant : le dallage sur terre-plein

Un dallage sur terre-plein est une dalle de béton indépendante de la maçonnerie (des murs).

 

On l’appelle aussi « dallage flottant ». En périphérie intérieure on trouve (?) un joint de dilatation (en vert).

 

Ce dallage est « armé » d’un ferraillage en damier, appelé « treillis soudé ».

 

Il est coulé sur un « hérisson » qui est un remblai, un remplissage fait de matériaux tels que les graviers et le sable.

 

Le hérisson supportant le dallage en béton armé, est posé sur le sol, sur la terre.

 

Au contact du sol (de la terre), le « hérisson » subit le retrait / gonflement argileux : de haut en bas (retrait) en période sécheresse, et, de bas en haut (gonflement) en période pluvieuse.

 

Il transmet, donc, ces mouvements au dallage qui est posé juste dessus : FLÈCHE ROUGE.

 

Le dallage à son tour transmet ses déformations à la chape et au carrelage qui peuvent se fissurer et/ou suivre la déformation du dallage (défaut de niveau / pentes et bosses). On constate aussi des vides sous plinthes.

 

C’est à cause de ce principe constructif que les dallages sur terre-plein se déforment et/ou s’affaissent au fil des sécheresses et des périodes pluvieuses.

Plancher sur vide technique et fondations superficielles

Comment pallier le retrait gonflement argileux au niveau du sol de la maison ?

 

En supprimant toute transmission de mouvements de RGA à la dalle en béton. 

En clair, en réalisant un plancher sur vide technique, porté par la structure périphérique.

Ce « plancher » n’est pas en bois. Son nom est trompeur (venant de « planche »). 

Il est constitué de poutrelles en béton armé et de « hourdis » (sorte de parpaings à l’horizontal placés entre les poutrelles) qui peuvent être polystyrène pour l’isolation. Par-dessus, on vient couler une dalle dite de « compression » en béton armé (béton + treillis soudés).

 

C’est une obligation en construction neuve, inscrite dans la Loi depuis 2020.

Le croquis ci-dessous illustre cette Loi.

Avec ce croquis, on comprend très bien que le vide technique créé sous la dalle (le sol de la maison) supprime toute transmission de mouvements à ladite dalle.

 

C’est exactement ce qu’il faut faire lorsque le dallage sur terre-plein originel a été déformé et/ou fissuré par les mouvements de retrait gonflement argileux consécutifs à la sécheresse ou à la réhydratation des sols.

 

Sauf qu’à cela, il va falloir ajouter les reprises de fondations, par exemple par micropieux.

 

Le croquis ci-dessous illustre une reprise en sous-œuvre par micropieux avec plancher sur vide technique

Plancher sur vide technique et fondations profondes sur micropieux

Voilà pourquoi, aussi, lorsque que votre maison a subi à la fois des fissures extérieures, des fissures intérieures en cloisons, doublages et plafonds, des vides sous plinthes et des déformations du dallage ; il faut combiner micropieux ET plancher sur vide technique.

 

Vous avez bien compris qu’il s’agit de gros travaux qui vont obliger une démolition complète du dallage existant avec tout ce qu’il y a dessus : les doublages, les cloisons, le carrelage et sa chape, l’électricité et la plomberie, tous les équipements de cuisine ou de salle de bains, etc… et qu’il faudra tout refaire.

 

Vous ne pourrez pas occuper les lieux pendant les travaux, c’est une évidence.

 

Mais après, vous retrouverez une maison parfaitement stabilisée, protégée des mouvements de retrait gonflement argileux que ce soit pour les murs périphériques, les murs de refend, les poteaux ou la dalle.

 

Évidemment cela a un coût relativement élevé… et on comprend pourquoi les assureurs cherchent par tous les moyens à réduire la facture.

 

Donc, si vous vous retrouvez face à un expert d’assurance et/ou un assureur qui ne veut pas mettre en œuvre cette technique PÉRENNE ; je vous conseille vivement de faire appel à mes services car de telles discussions sont affaire de spécialistes.

Exemple vécu

Quelques « techniques »…

Maintenant, afin de vous mettre en garde, citons quelques « techniques » de réparation de dallage qui n’en sont pas !

L’injection de résine sous dallage

Bien des experts d’assurance vous expliquerons « qu’ils ont de très bon résultats avec l’injection de résine » et que ce procédé permet même de relever / redresser le dallage, de le ramener à sa position initiale, (presque) sans dégât intérieur. N’est-ce pas merveilleux ?! Et en plus, il est vrai que pour le redressement de petites parties de dallage dans les angles, ça marche.

 

Mais la réalité n’est pas aussi belle…

 

Vu le nombre de recours judiciaires qui ont rempli les Tribunaux de France et de Navarre contre ces sociétés (et les assureurs qui ont proposé ce type de « réparation »), il faut se douter qu’il y a quelques « soucis » avec ce procédé… surtout au niveau de sa tenue dans le temps :  Voir l’Article (en cours d’écriture).

 

Alors pourquoi les compagnies d’assurance continuent-elles de proposer de l’injection de résine ?

 

Pour les économies que cela leur permet… à court terme.

 

Pour reprendre un dallage affaissé il n’y a pas plusieurs solutions : soit on casse tout et on refait un plancher sur vide sanitaire, en général associé à des micropieux (voir ci-avant), soit on propose de l’injection de résine qui ne dégrade presque rien à part le carrelage.

 

Comme je l’ai déjà écrit, le problème est de savoir combien de temps ça tiendra ?

Les « pieux picots »

C’est quoi des « pieux-picots » en reprise de dallage ?

 

Certaines entreprises « partenaires des compagnies d’assurance » – au lieu de proposer et de chiffrer la démolition du dallage et sa reconstruction par un plancher sur vide technique (vide sanitaire) – proposent de mettre en œuvre des micropieux suivant un « maillage » carré (en général de 2 mètres par 2) à travers le dallage existant, en maison individuelle.

 

Donc, tous les 2 mètres, en largeur et en longueur, un micropieux à travers le dallage existant.

 

Le problème se situe au niveau de la tête du micropieux car la question est : comment ancrer une tête de micropieux dans ce dallage ?

 

La plupart des dallages (pour ne pas dire TOUS) n’ont pas été conçus pour ce type de reprises, ce type de réparations et encore moins d’ancrage. Il est donc totalement illusoire ne serait-ce même que d’imaginer vouloir ancrer une tête de micropieux dans un dallage qui ne le permet pas structurellement.

 

Nonobstant l’état de fissuration du dallage et son affaissement…

Quel est l’intérêt des pieux-picots ?

Les économies réalisées par la compagnie d’assurance.

 

En effet, la démolition du dallage existant et sa reconstruction implique la démolition des doublages, des cloisons, de la plomberie, de l’électricité, du carrelage, etc… on revient à la « terre brute » lorsque le dallage existant est démoli. Donc tout ce qui est construit dessus, part avec. Et il faudra tout refaire.

 

Vous imaginez bien que si une entreprise propose une autre solution « magique » qui permet de ne rien démolir (exception faite de la réfection du carrelage) l’assureur verra cette solution avec bonheur… au détriment de la réalité technique, au détriment de la pérennité de la réparation.

 

Si vous voulez contester la mise en œuvre de pieux-picots, il est temps de faire appel à nos services. Nous savons argumenter !

Le dallage broché

Pendant quelques décennies, à partir des années 90, un mode de réparation était de placer soit des surprofondeurs ou des micropieux en périphérie extérieure de la maison, puis de réaliser un « brochage » du dallage (qui s’affaisse).

 

Le procédé consistait à percer des trous depuis l’extérieur vers l’intérieur, vers le dallage, pour insérer et sceller des barres d’acier (les fameuses broches) dans l’épaisseur du dallage existant.

 

Cela a fonctionné… un temps. Puis, les brochages n’ont plus supporté les déformations et affaissements généralisés du dallage, consécutifs aux sécheresses que nous connaissons depuis 2015.

 

La tension exercée sur les brochages les a conduits à la RUPTURE (parfois brutale).

 

Dans ces dossiers, aujourd’hui, il faut donc :

Donc, si on vous propose des micropieux par l’extérieur avec un brochage de dallage, faites appel à nos services.

Nous savons argumenter.